09.12.2011

Appliquer le principe de précaution au budget 2012 de la Ville !

 

Deux menaces planent sur les finances de la Ville : une conjoncture économique incertaine et des projets de réformes fiscales au niveau cantonal.

Or, les Verts en Ville de Genève ont à cœur que la Ville s'engage toujours plus sur deux enjeux politiques majeurs : d'une part, l'indispensable révolution énergétique - ce qui impliquera d'importants investissements, notamment pour la rénovation des immeubles dont elle est propriétaire, et au final, une baisse des charges pour les locataires ; d'autre part, les prestations sociales pour soutenir les familles (places d'accueil pour la petite enfance, offre parascolaire), les personnes fragilisées (logements d'urgence, par exemple) et les plus démunis - ce qui nécessitera des moyens à hauteur de besoins hélas croissants en temps de crise.

Comment garantir dans la durée les moyens pour mener ces politiques ?

Aujourd'hui, le principe de précaution doit prévaloir et la Ville de Genève doit se mettre au fameux « ninisme » : ni baisse d'impôts, ni budget déficitaire, ni coupes dans les prestations.

C'est la gestion efficace des ressources et en particulier la maîtrise des charges qui permettront à la Ville de remplir, aujourd'hui comme demain, sa mission auprès des habitants : offrir un cadre où chacun et chacune vit dans la dignité, dans un environnement préservé et socialement juste.

Voilà l'enjeu des débats du 10 décembre prochain au Conseil municipal sur le budget 2012.

Les Verts unanimes ont, lors de leur Assemblée générale, réitéré leur confiance à Esther Alder et à leurs conseillers municipaux pour atteindre ces objectifs.

 

[lien vers la résolution de l'Assemblée générale des Verts Ville de Genève du 28 novembre 2011]

[lien vers l'émission Genève à Chaud du 8 décembre 2011]

 

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25.10.2011

L'écologie, ce n'est pas le capitalisme plus des panneaux solaires!

 

J'entendais la vert'libérale Isabelle Chevalley ce matin sur la RSR répondre à la question "en quoi consiste votre programme" par "les questions énergétiques".

Je suis heureuse que le nombre de conseillers nationaux acquis à l'indispensable révolution énergétique se soit élargi: cela laisse espérer que la législature qui s'ouvre avancera vite et bien dans ce domaine, et c'est urgent! Les Verts poursuivront évidemment leur inlassable travail avec tous ceux qui s'y lancent aujourd'hui.

Cela ne suffira toutefois pas à répondre aux défis humains et environnementaux qui sont là. Les ressources se raréfient - toutes les ressources! Il faut cesser de les gaspiller et les partager. Ce que j'ai vu jusqu'à maintenant, c'est que les grandes entreprises qui font l'économie suisse (banque, finance, assurance, pharma, etc.) savent surtout partager les dettes et les pertes...

Le partage des ressources et la redistribution des revenus par un système fiscal garantissant l'égalité de traitement, par un salaire minimum assurant une vie décente, par des assurances sociales permettant à chacun de vivre dignement, par une assurance-maladie qui ne ruine pas la majorité d'entre nous ; le partage des ressources et la redistribution des revenus par l'attribution de 0,7% à la solidarité internationale... : les Verts s'engagent aussi pour tout cela, parce que l'écologie, ce n'est pas le capitalisme plus des panneaux solaires !

Je regrette donc que les Verts reculent au niveau national, mais je ne suis pas étonnée qu'il faille continuer à se battre pour convaincre de lier les questions environnementales (et pas seulement énergétiques) et la justice sociale. A ce propos, il faut saluer les bons résultats socialistes.

En ce 25 octobre, je persiste à penser que l'avenir est notre affaire et qu'il commence aujourd'hui. Je me réjouis de poursuivre mes engagements politiques et associatifs pour faire avancer les causes environnementales et sociales.

 

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07.09.2011

Autorité parentale conjointe : encore un effort pour l’égalité !

 

Vous souvenez-vous de l’époque où les enfants étaient placés sous la « puissance paternelle » ? La mère pouvait participer aux décisions éducatives concernant ses enfants, mais en cas de désaccord, la volonté du père l’emportait. Tel était le système légal en vigueur en Suisse jusqu’au 31 décembre 1977…


Depuis, les combats des féministes – femmes et hommes – pour l’égalité ont permis un changement en profondeur : les parents mariés sont conjointement titulaires de l’autorité parentale sur leurs enfants et, depuis 2000, l’autorité parentale peut même être attribuée conjointement à des parents non mariés ou divorcés.


Mais il faut bien constater que nous ne sommes pas encore au bout du chemin vers l’égalité.


Paradoxalement, ce sont nous les femmes – qui avons tant lutté pour l’égalité des droits – qui avons aujourd’hui le pouvoir de décider si oui ou non le père de nos enfants détiendra avec nous l’autorité parentale, à tout le moins dans deux situations très fréquentes : si l’enfant naît hors mariage, et lors d’un divorce.


Dans ces deux cas, l'attribution de l'autorité parentale conjointe dépend du bon vouloir de la mère qui peut, seule, décider de priver le père de ses droits parentaux. En effet, notre Code civil prévoit expressément que l’autorité parentale conjointe ne peut être octroyée que sur requête commune des parents. Le refus de la mère s'avère donc rédhibitoire et ouvre bien souvent la voie à un chantage dont les enfants sont les otages et les victimes « collatérales ».

 

Cette situation n'est pas juste. Il est temps de dépasser un système décrié tant par les psychologues que par les professionnels de l’enfance et d’accorder des droits égaux aux parents.

 

Le principe de l'autorité parentale conjointe semble désormais avoir fait son chemin dans l’esprit des parlementaires fédéraux (un projet de loi doit être préparé), malgré la tentative surprenante de la Conseillère fédérale Simonetta Somaruga de freiner brutalement le projet au printemps dernier.

 

Mme Somaruga aurait souhaité que l’attribution de l’autorité parentale conjointe dépende du paiement des contributions d’entretien. A mes yeux, cette approche n’est pas défendable.

 

Les deux parents ont le même devoir de contribuer à l’entretien de leurs enfants, chacun selon sa capacité, par les soins prodigués et/ou par le versement d’une contribution d’entretien. On voit hélas trop souvent des mères seules se débattre dans des situations inextricables lorsque les pères refusent de payer la « pension » des enfants. Des moyens efficaces être instaurés pour contraindre, lorsqu’il le faut, les parents – le plus souvent les pères – à assumer leur devoir.

 

L’autorité parentale conjointe concrétise les droits que donne le fait d’être parent. Elle symbolise le lien entre l’enfant et ses deux parents et donne à chaque parent le même statut. En priver l’un des parents, c’est priver l’enfant de ce lien ; c’est un déni de parentalité qui ne peut se justifier que par des circonstances exceptionnelles.

 

Si l’autorité parentale est un droit des parents, comment peut-on envisager de ne l’accorder qu’« au mérite » ? En guise de comparaison, qui oserait proposer que le droit de vote ne soit accordé qu’aux citoyen-ne-s à jour avec le paiement de leurs impôts ? Curieuse conception de l’égalité des droits !

 

Mes convictions sur l’autorité parentale conjointe ont été forgées tant dans mon activité professionnelle que dans ma vie privée. En tant qu'avocate, j'ai été amenée à constater les ravages que pouvait causer l'attribution de l’autorité parentale à un seul parent lors de certaines procédures de divorce.

 

En tant que mère de trois enfants nés hors mariage, j'ai dû assumer seule l'autorité parentale jusqu'en l'an 2000, année où il a enfin été possible de la partager avec le père de mes enfants. Même si la décision nous octroyant l’autorité parentale conjointe ne faisait qu’officialiser notre mode de vie, elle a été pour nous un événement important et a contribué à renforcer notre équilibre familial et de couple.

 

Cette question d’égalité et d’équité me tient particulièrement à cœur. Je m’engage à défendre une révision rapide du Code civil, pour que l’autorité parentale conjointe devienne la règle, pour que les mères et les pères soient – enfin – vraiment égaux devant la loi.

 

Fabienne Fischer, engagée pour l’égalité

Candidate au Conseil national

 

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01.09.2011

Rendons la rue de l'Ecole-de-Médecine à la vie, vite!

Une année de travaux, des panneaux enchanteurs dans la rue pour faire rêver les habitants : larges trottoirs arborisés et chaussée sans circulation où piétons et cyclistes déambulent en toute sérénité… Il y a loin de l’image à la réalité !

Durant les travaux, les habitants comme les passants avaient pris leurs aises dans une rue devenue piétonne par la force des choses. Aujourd’hui, la douche froide : des voitures parquées sur les larges trottoirs, des voitures sur les pistes cyclables, des voitures direction Arve, des voitures direction Plainpalais, en un flot continu…

Les habitants sont profondément déçus : tout ça pour ça ! Un an de marteaux piqueurs et de gravats, pour quel résultat ? Un trafic déjà intense, bientôt redoublé avec l’ouverture du pont Wilsdorf. Une chose est sûre : les nuisances sonores et la pollution de l’air ne vont pas diminuer de sitôt…

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé d’obtenir des mesures d’aménagement de la circulation. L’Association des habitants de la Jonction (AHJ) réclame, depuis le début des travaux, que la rue soit mise en sens unique de l’Arve au boulevard Carl Vogt, et en sens unique inverse de la plaine de Plainpalais au boulevard Carl Vogt : cela permettrait d’empêcher le trafic de transit tout en laissant passer le trafic de quartier. Pas de réponse, silence radio du canton.

Qui décide et dans l’intérêt de qui ? La Jonction est-elle condamnée à être ce quartier populaire où les autorités pensent pouvoir faire n’importe quoi ? Où le trafic augmente pour les beaux yeux de grandes firmes siégeant non loin ? Où l’Hospice général veut surélever ses immeubles dans une logique de rentabilité simpliste, au mépris des habitants de condition modeste qui vont voir leur loyer s’envoler ?

Les Verts défendent depuis toujours la qualité de la vie dans les quartiers : places de crèche, restaurants scolaires et activités parascolaires pour les familles, zones piétonnes, zones de rencontre, places publiques et espaces de verdure, qualité de l’air, vie culturelle, défense des commerces de proximité, installation de bancs pour faciliter les déplacements des aînés, cheminements sécurisés pour les écoliers, vie associative, : dans les quartiers on vit, on travaille, on se rencontre, on s’entraide… C’est là que les choix des décideurs politiques touchent de plein fouet notre vie quotidienne.

Il n’est pas acceptable que le canton « réserve sa réponse ». Rendons la rue de l’Ecole-de-Médecine à la vie, vite !

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22.08.2011

Energie solaire : A Genève, l’Etat semble vouloir en rester à l’ère fossile

 

L’avenir est notre affaire… et il commence aujourd’hui !

Ce n'est pas un scoop : nous devons sortir le plus vite possible de l'ère du fossile et du nucléaire.

Il n'y a pas de temps perdre.

L'énergie solaire photovoltaïque est un moyen d'avancer dans cette voie, elle est accessible, efficace, techniquement pratique et facilement utilisable de manière décentralisée.

L'énergie doit être produite là où elle est consommée. Pourquoi ?

La première raison est dictée par les lois de la physique, c'est-à-dire par souci d'efficacité énergétique : l'électron voyage mal, et en Suisse, jusqu'à 7 % de l'électricité se perd en se baladant : quel gaspillage!

Deuxièmement, les propriétaires de maisons individuelles ou d'immeubles, bien sûr, mais également les locataires et les administrations publiques ont un intérêt économique à installer des panneaux solaires sur leurs toits chaque fois que c'est possible : ils bénéficieront immédiatement des gains d'efficacité et de transport.

La troisième raison en appelle à notre responsabilité planétaire : exporter les nuisances que notre consommation énergétique provoque n'est pas une solution ! Couvrir les déserts nord-africains de panneaux solaires, comme le projette de grandes firmes parmi lesquelles l'entreprise  suisse ABB, cela ne dénature-t-il  pas le paysage, cela ne détruit-il pas les écosystèmes ?

Quatrièmement, pour des raisons démocratiques : relocaliser la production d'énergie signifie rendre aux utilisateurs un certain contrôle sur ce qu'ils consomment. Qui voudra alors laisser à des groupes multinationaux les pleins pouvoirs pour décider de notre avenir énergétique, fixer les prix qui leur conviennent et profiter de notre dépendance ? A Genève aujourd'hui, la pratique du  DCTI, qui  bloque - sans fondement juridique - la pose de panneaux photovoltaïques sur les toits des maisons dans les villages protégés, conduit concrètement à garder les consommateurs captifs des lobbys électriques. Qu'arriverait-il si les consommateurs étaient sur la voie de l'autosuffisance et dépendaient moins du marché de l'électricité ? Une question que le patron libéral du DCTI répugne manifestement à se poser...

Bien sûr, la protection des sites est nécessaire, et pour éviter les abus, nous n'échapperons pas au « cas par cas ». Mais tous les bâtiments sont-ils dignes de protection dans les « villages protégés » ? Non, chacun peut le voir. De plus, les panneaux photovoltaïques ont beaucoup évolué ces dernières années et s'intègrent très bien dans les toits.  Ce qui se joue réellement se situe donc probablement ailleurs, là où l'on pense qu'il n'est pas profitable que l'individu soit l'acteur de ce qu'il consomme, et là où les intérêts grands groupes sont en jeu.

Pour nous faire entrer au plus vite dans l'ère post-nucléaire, la Confédération, les cantons et les communes doivent favoriser la décentralisation énergétique et responsabiliser des citoyens et les entreprises, en les encourageant à produire leur propre énergie - renouvelable bien sûr!

Fabienne Fischer engagée pour les énergies renouvelables

Candidate au Conseil national

 

 

09:06 Publié dans Energies Renouvelables | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : énergie, écologie, genève, solaire, nucléaire | |  Facebook

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